COTE D’IVOIRE 1993-2020 – Tentative de médiation entre ivoiriens, entre le peuple et ses dirigeants. (1/4)

1.

Propos introductif au “pays familial” : une famille symbolique peut en masquer une autre.

D’où cela vient-il que le gouvernant est comme le père du peuple, comme des ivoiriens continuent de penser ? Quel sens cela peut-il avoir et quelles relations, de tel ou tel gouvernant au peuple ivoirien, le lui confèrent et en rendent compte ?

A force que le peuple pense, au mépris de son bon sens, que le gouvernant est son père, tels gouvernants ont fini par en être convaincus. Peut-être qu’ils agissent comme des pères autoritaires vis-à-vis du peuple, alors leur enfant. Peut-être aussi que cela justifie, de leur point de vue, leur désir semblable de mourir gouvernants, donc au pouvoir. Un père de famille ordinaire ne meurt-il pas en tant que gouvernant de sa famille ? Quant au peuple, si nous portions notre attention sur certains de ses comportement, peut-être y verrions-nous la marque de ceux d’un enfant tyran ou d’un enfant majeur, mais soumis. Mais tout cela est remis en cause à différentes époques politiques.

En effet, on observe souvent que tels gouvernants exécutent souvent les désirs de telles parts du peuple qui les soutiennent. Dans de tels cas, agissent-ils comme pères du peuple ou comme ses enfants ? La même question se pose concernant le peuple. On remarque aussi que telles parts du peuple, soutenant tels gouvernants, exigent et obtiennent d’eux de servir leurs intérêts particuliers. Dès lors, agissent-elles comme leurs enfants soumis, comme leurs enfants tyrans ou alors comme des pères autoritaires à l’égard de ces gouvernants ? Ces derniers se comportent-ils alors comme des pères que le peuple se représente, mais démissionnaires ou alors comme des enfants soumis du peuple, bien qu’adultes et détenant le pouvoir au nom de la famille ?

Ainsi, l’idée et l’assertion générales selon lesquelles tel gouvernant est le père du peuple ne semblent pas être complètement démontrées par les réalités des relations entre les gouvernants et le peuple. Peut-être même que les faits attestent de l’inverse. Si tel est le cas, la lecture des difficultés commune doit être totalement révisée. Voici l’intérêt d’en débattre.

Introduction à l’idée du gouvernant, comme le père du peuple.

Une certaine symbolique fait de la Côte d’Ivoire une famille. A son analyse, il est difficile de discerner ses difficultés, à partir d’une conception qui en fait une famille symbolique incestueuse. Il en résulte que le gouvernant est le père du peuple. C’est parfaitement absurde. Mais, cela ne signifie guère que l’absurdité ne serve aucun dessein humain. Elle peut aussi égarer l’esprit des ivoiriens et les éloigner d’une autre compréhension de leurs réalités. D’autre part, le dogme général présentant les gouvernants comme étant les seuls responsables de l’impasse collective doit être aboli. Ce sont là deux conditions pour comprendre les difficultés communes et tenter ensemble de les réduire. Chacun le sait, désirs et volontés mêlés alimentent les relations entre le peuple ivoirien et ses responsables politiques. Ils déterminent d’une certaine manière ce qui est jugé : les circonstances de l’existence commune.

Le jugement impératif du peuple aboutit à indexer le peu d’utilité, voire la grande nuisibilité de la plupart de ses dirigeants. Il pointe leur responsabilité quasi-exclusive dans les conditions de son existence. De leur côté, les faits montrent au contraire que cela semble relever du regard d’un borgne. Nombre d’actes du peuple relèvent d’une manifestation d’autoritarisme de sa part auquel nombre de gouvernants et de dirigeants se plient. Cela dit, dans l’existence d’une famille ordinaire, il arrive aussi que les enfants pensent que leurs parents sont seuls responsables de tout ce qu’ils peuvent leur reprocher. Quand les enfants sont néanmoins des adultes et des gouvernants, cela est encore plus contestable. Le  gouvernant ou dirigeant, comme un enfant, peut craindre de perdre la sécurité. Elle est constituée et offerte par le peuple de ses supporters qui lui confère sa position et son autorité. Trop souvent, il n’ose pas refuser son autoritarisme, bien qu’adulte et doté de l’autorité pour le faire. Il dispose pourtant de davantage de ressources que l’enfant mineur pour le faire face à des parents auto-centrés. Face à la situation inconfortable générée par tous les deux, le peuple se plait à en faire porter souvent toute la responsabilité aux seuls dirigeants.

Le peuple ivoirien persiste à penser n’avoir qu’une influence résiduelle si ce n’est aucune sur ses dirigeants, sur leur manière d’être, de penser et d’agir. Dans une famille croulant sous les difficultés relationnelles, il procède pourtant comme un parent tyran qu’il croit percevoir parfois en le gouvernant. Trop souvent, il fonctionne alors comme des parents procèderaient à l’égard de leurs enfants. En clair, il se comporte comme tel parent autoritaire pour qui l’enfant est le seul responsable de tout ce que ses parents lui reprochent. D’autant que selon lui, il ne suffisait au gouvernant et aux dirigeants que d’être et d’agir conformément à ses désirs. Voici pourquoi une médiation peut être utile. On peut tenter de la réaliser selon le regard de celui qui a mieux que quiconque consacré une part essentielle de son existence à scruter la question des relations humaines familiales. Comme “Lettre au père” (1), voici ma lettre au peuple ivoirien, à ses dirigeants, dont le gouvernant, ainsi qu’à à tous ceux qui aspirent à le devenir. Kafka n’aurait pas été un médiateur de trop. A défaut, nous pouvons tenter une analyse en ramenant la Côte d’Ivoire symboliquement à une famille accablée par les difficultés relationnelles de ses membres. Cette analyse est une introduction à une tentative de médiation entre le peuple ivoirien et ses dirigeants. Nous avons des raisons de contester la symbolique faisant du gouvernant le père du peuple. Nous en avons aussi pour justifier l’utilité du refus de cette conception.

1ère considération générale : arguments pour réfuter la conception présentant le gouvernant comme le père symbolique du peuple ou “le père de la nation”.

Initions la discussion à partir d’une symbolique au terme de laquelle la Côte d’Ivoire est représentée comme une famille. Elle sert à donner une certaine représentation et compréhension de ce qu’un pays, un peuple ou une nation représente. D’ordinaire, quand les ivoiriens considèrent les relations du gouvernant ivoirien et du peuple qu’il gouverne, le peuple apparaît comme son enfant symbolique. L’observation montre qu’ils semblent ramener ces relations à celles auxquelles ils sont si coutumiers. Ainsi, à bien y regarder de près, ils les discernent comme étant semblables aux relations familiales ordinaires des enfants et de leurs parents. Reste alors à déterminer, entre les dirigeants et le peuple, et plus précisément ses parts majoritaire et minoritaire par rapport au gouvernant, lesquelles jouent le rôle de père, de mère et des enfants symboliques.

Le postulat d’une symbolique : le gouvernant, comme le père du peuple.

La conception symbolique usuelle présente généralement le gouvernant comme le père dans la famille symbolique constituée par un pays. Il suffit de se rappeler les termes de “père fondateur” ou de “père de la nation” pour s’en convaincre. Un petit effort de concentration sur le sujet nous livre la mère de famille. Il semble qu’elle est représentée par la patrie, d’où le terme “mère patrie”, sans que l’on distingue bien la patrie du peuple, ni de l’État, etc… Mais là n’est pas le sujet. Ainsi, dans cette symbolique, le gouvernant présenté comme étant l’époux symbolique de la patrie. On suppose que le peuple d’ivoiriens représente leur enfant symbolique. Cette considération semble être renforcée et attestée par le fait que le peuple lui-même désigne son gouvernant par le père. Ainsi, à première vue et selon les africains, les ivoiriens en particulier, le gouvernant est le père symbolique du peuple. Ils ont en ont appelés certains ainsi, sans que l’on puisse relier cela à une nécessaire volonté de culte de leur personnalité de leur part : “papa Houphouët-Boigny”, pour prendre un exemple bien de chez nous. Néanmoins, ils ne sont pas les seuls à voir les choses de ce point de vue. En effet, dans des contrées lointaines, d’autres peuples ont procédé de manière similaire. Précisément, pour désigner les tsars en Russie tsariste, puis en Union soviétique, pour désigner Joseph Staline, “le petit père des peuple” était l’expression consacrée. De ce point de vue, observons avec Stefan Zweig que “les idées n’ont pas véritablement de patrie sur terre, elles flottent dans l’air entre les peuples”, (2) même celles qui semblent absurdes. Existe-t-il une raison de faire de son gouvernant le père symbolique d’un peuple donné ?

Dans une vision monarchiste de la relation du gouvernant au peuple qu’il gouverne, faire du gouvernant le père du peuple correspond à la réalité suivante. En effet, cette conception acquiert un certain sens dans la condition suivante :  si l’on considère celui dont le leadership, manifesté à travers une lutte politique, y compris manifestée par la guerre a abouti à la naissance d’un État et de son peuple. Dans cette conception, qu’il soit monarchiste, indépendantiste ou tyran, c’est parce que tel leader a généré initialement ou gouverne l’État et son peuple qu’on fait de lui le père de ce dernier. L’image d’une famille ordinaire dans laquelle le père autoritaire administre sa famille n’est pas éloignée de cette conception. Ainsi, l’expression “le père de la nation ou du peuple” acquiert son sens est fondée sur une raison apparente : sur le fait que l’État et son peuple sont symboliquement perçus comme étant les enfants du gouvernant. Ainsi, ceux qui tiennent à une cette représentation familiale et symbolique du peuple faisant du gouvernant le père ont leur argument décisif. Il leur semble bien qu’à l’origine, un État et sa population que nous désignons le peuple se constituent, sous l’autorité d’un leader politique et/ou d’un guerrier. Ils sont, pour ainsi dire, son œuvre politique et souvent martial. Continuons de développer cette conception pour identifier les autres membres de la famille symbolique ainsi conçue. Quelle est la mère symbolique du peuple ainsi symbolisé et non encore identifiée à ce stade ?

La mère patrie, mère de son époux et de son enfant ?

On peut localiser la mère symbolique du gouvernant dans cette autre pensée, communément énoncée. Elle suggère que “la mère patrie” est la mère de tous les membres d’un peuple donné. Ainsi donc, si le gouvernant est le père du peuple , il semble bien que la patrie est son épouse. Les membres de la famille symbolique peuvent alors être reconstitués : la patrie (la mère) et son époux, le gouvernant (le père) sont les parents de leurs enfants, à savoir les autres membres du peuple. Certes. La notion même de patrie soulève une question. Le dictionnaire Larousse la définit la patrie comme le pays de naissance et auquel l’on appartient en tant que citoyen et pour lequel l’on a un attachement affectif. Sur cette base, tel État, son territoire et sa géographie, sa population, son histoire et ses règles de fonctionnement forment un ensemble unitaire constituant la patrie de tel citoyen qui en relève et y est attaché. Parce que cet ensemble façonne le caractère de ses hommes, la présente conception en fait leur mère symbolique. Or, le dirigeant ou gouvernant est lui-même l’un de enfants de la patrie. Il vient donc que le gouvernant est à la fois l’enfant et l’époux de la patrie. Par inférence, il est aussi le père de tous leurs enfants constituant le peuple de citoyens.

Admettons que tel ou tel dirigeant est le père symbolique du peuple et que la patrie est son épouse. Comme le gouvernant ou dirigeant est issu du peuple, il est par conséquent et nécessairement l’un des enfants constituant le peuple. Quand on se pose la question de savoir qui sont les parents du gouvernant, il nous apparaît évident que son père à lui ne peut être autre que le gouvernant précédent. Il vient par conséquent qu’un gouvernant en génère un autre, comme son enfant. Devenu adulte et dirigeant, il devient alors à son tour l’époux de la patrie et le père de tous les autres enfants qui adviennent et contribuent à la constitution du peuple. Lorsqu’on se demande alors qui est l’épouse du dirigeant précédent (père du gouvernant actuel), on ne peut répondre qu’en désignant la patrie. Ainsi, “la mère patrie”, mère du peuple est à la fois l’épouse du gouvernant précédent (père du gouvernant actuel) et l’épouse du gouvernant actuel (père du peuple). Selon cette conception, la patrie est la mère de chaque individu du peuple ; le peuple est par conséquent l’enfant symbolique du gouvernant et de la patrie. Selon elle, la patrie est aussi être l’épouse du gouvernant précédent. Ce dernier est à la fois l’enfant et l’époux symboliques de la patrie et père de l’actuel gouvernant) quand le gouvernant actuel est à la fois autre enfant de la patrie et l’époux actuel de la patrie.

Une famille symbolique incestueuse et dépourvue de sens.

On observe qu’en tant que membre du peuple, le gouvernant est conçu comme un enfant symbolique, certes singulier, avant de devenir son père. Cela nous amène à conclure comme que finalement, cette conception symbolique suggère qu’une mère éternelle (la patrie), épouse, selon la période, tel ou tel de ses enfants (tel gouvernant). Ensemble, ils génèrent d’autres enfants (ses frères et sœurs), à savoir tous les autres membres du peuple. De frère, ayant en commun avec eux tous leur mère (la patrie), et avec certains d’eux, leur père (le dirigeant précédent), il devient à son tour, à la fois le père de ses autres frères et sœurs et le fils-époux de sa mère patrie. De plus, lorsque nous procédons à une approche étymologique de la patrie, l’inceste est alors plus évident. En effet, cette conception envisage la patrie comme étant une création patrilinéaire. En cela, elle est semblable à un système politico-social. Dit patrilinéaire ou matrilinéaire, il est fondé respectivement sur le lignage masculin (père) ou maternel (mère). On constate alors que la désignation de la patrie n’est pas “matrie”, en raison de cela. La pensée ancrée selon laquelle l’ensemble constitué par l’État, son territoire et sa géographie, sa population, son histoire et ses règles de fonctionnement sont une production du dirigeant masculin (le père) et son œuvre vient de cette conception. Or cet ensemble est la patrie, d’où on tire que le dirigeant (le père symbolique) est finalement aussi le père de son épouse, à savoir la patrie, mère de leurs enfants.

Parvenu à ce point, on ne peut pas dire autre chose que de constater que tout ce qui précède relève d’une conception incestueuse des rapports : entre le gouvernant (à la fois enfant, père et époux) et sa mère, désignée par la patrie (à la fois mère et épouse du gouvernant, mais aussi mère du peuple). On peut en dire autant des relations entre le peuple (enfants du gouvernant) et sa mère (la patrie). Il résulte de l’analyse, que selon cette conception, le gouvernant est une certaine totalité : il génère à la fois son épouse et sa mère (la patrie), leurs enfants (ses frères et sœurs formant le peuple). Pardessus tout, il s’auto-génère, en étant le père des enfants constituant le peuple, dont lui-même, le gouvernant). Une telle conception manque de permettre de rendre compte des relations entre les membres d’une telle famille symbolique dont il difficile de lui trouver un sens. N’est-il pas absurde, que l’enfant soit aussi son père ; que sa mère soit aussi son épouse que le père qu’il est soit également le frère de leurs enfants ? Or, la finalité de la conception symbolique est de déplacer le champ d’examen des difficultés réelles qui se posent au pays à la famille, le pays symbolisé. Comment ne pas ajouter des difficultés de compréhension des problèmes réels si la conversion symbolique aboutit à une famille absurde ? C’est pourquoi, avant de rechercher la moindre compréhension des difficultés réelles, il convient simplement de revoir la conception symbolique, ramenant le pays à une famille dépourvue de tout sens.

Il est encore plus difficile d’en trouver un à cette conception dès lors que nous sommes en présence d’un gouvernant et d’un peuple dans une relation démocratique. Car contrairement à ce qui précède, il suffit d’observer que l’avènement du gouvernant résulte de son élection, parmi d’autres dirigeants. En effet, c’est à travers l’élection que le peuple donne naissance au gouvernant. Certes, il est façonné par la patrie. Mais, cela leurre la raison qui suggère faussement que la patrie est à la fois la mère du gouvernant et son épouse. Dès lors que c’est le peuple qui génère le gouvernant, on ne peut rien déduire d’autre que de représenter le peuple comme étant les parents du gouvernant et de faire du gouvernant son enfant symbolique. C’est pourquoi, une question se pose. Est-ce véritablement le gouvernant, le père symbolique du peuple ou l’inverse ? Et, si nous élargissons le champ de vision, elle peut se poser ainsi : sont-ce véritablement les dirigeants, les parents (père/mère) et le peuple leur enfant ou l’inverse ? Pour aborder ces questions, il faut examiner de quelle manière le gouvernant advient.

2ème considération générale : arguments pour faire du gouvernant, l’enfant symbolique du peuple et du peuple, les parents symboliques du gouvernant.

L’analyse de la conception précédente a abouti à constater le caractère incestueux des relations des membres de la famille symbolique représentée par la Côte d’Ivoire. De plus, le fait que le gouvernant naisse à la faveur du peuple milite en faveur d’une conception faisant du peuple ses parents. Une nouvelle conception peut alors être explorée sur la base de ces constats. Elle invite à passer du gouvernant comme père du peuple, au gouvernant comme enfant du peuple.

Point de gouvernant/ dirigeant sans aucune masse humaine qui le soutien et reconnaît son autorité.

Dans la conception précédente, l’argument décisif tenait au fait que c’est le gouvernant qui génère un État et un peuple. Or, un homme seul, quel qu’il soit peut-il être un gouvernant, sans la population qu’il dirige et pour laquelle il est dirigeant ? Dans l’affirmative, devons-nous considérer que tout homme est un dirigeant de/pour lui-même ? Un homme parmi ses contemporains ne devient-il pas dirigeant ou gouvernant et nécessairement de ceux qui le font tel ? N’est-ce pas en leurs noms et avec la force de leur soutien qu’il développe et endosse cette fonction ? Certes, souvent dans l’histoire, il parvient à soumettant ceux qui ne le reconnaissent ainsi ? Cependant, n’y parvient-il pas avec la force de ceux qui le soutiennent dans son action qui le fait être dirigeant ? C’est pourquoi, il semble que le peuple (de supporteurs et même d’adversaires) se constitue en même temps qu’il génère son gouvernant, dans le même mouvement. C’est aussi pourquoi, il convient d’observer que, symboliquement comme un enfant, le dirigeant a des parents. Ils sont constitués par ceux dont la reconnaissance de son autorité et le soutien le font être dirigeant. C’est à leurs yeux, en leurs noms et ceux pour lesquels il l’est.

Sans leur considération comme tel, nul n’est pas dirigeant ou gouvernant. Initialement constitués d’individus divers, le peuple et, plus précisément ses parties, acquièrent les fonctions symboliques de père ou de mère. Elle y parviennent dès que l’on introduit le processus politique : les relations entre individus et en particulier celles avec celui d’entre eux qu’ils font être dirigeant. De soutiens en soutiens de leurs contemporains, tel membre du peuple acquiert le statut de gouvernant. L’acquisition de ce statut est dû à ceux qui le soutiennent, comme à ceux qui pourtant soutiennent d’autres dirigeants. C’est en cela-même qu’ils constituent et représentent ses parents symboliques. Vis-à-vis de tel gouvernant, le peuple est composé de deux parties : ceux qui le soutiennent et lui confère sa force, d’une part et ceux qui ne le soutiennent pas et voudraient le considérer comme membre ordinaire du peuple. Les premiers constituent généralement la part majoritaire du peuple qui l’a soutenu et généré de façon décisive en tant que gouvernant.  Les seconds sont des soutiens et électeurs d’autres dirigeants non gouvernants. Nous y reviendrons pour tenter de fonder cette double association. Posons arbitrairement, pour l’instant, que les premiers représentent son père symbolique et que représente les seconds s’assimilent à leur mère symbolique. Ainsi, par un processus politique reproductif, le peuple se fractionne constamment en parts mâles et femelles. Ces parts génèrent les enfants du peuple, à savoir ses gouvernants et dirigeants.

Par ailleurs, en démocratie en particulier, point de gouvernant/ dirigeant sans soutiens et délibérations électorales de masses humaines. Dès l’instant que l’on suppose qu’on est en démocratie, l’observation attentive de la réalité coproduite par le peuple, son gouvernant et ses autres dirigeants politiques est riche d’enseignements. Elle contredit formellement la conception ayant abouti à l’inversion des positions symboliques des acteurs, dont il ressort que le gouvernant est le père et que le peuple est son enfant. En effet, contrairement à la symbolique incestueuse précédemment développée, faisant du dirigeant le père, le gouvernant ne semble plus être le père du peuple. La mesure où le processus électoral génère le gouvernant fait apparaître les parties du peuple comme étant ses parents. Admettons un peuple constitué et dans le cadre d’une démocratie. C’est le vote majoritaire qui achève le processus d’enfantement symbolique du gouvernant. Il confère sa sexualité au peuple et la manifeste, en aboutissant à former ses parts mâles et femelles variables dans leur composition. Rappelons que nous avons arbitrairement assimilé la part majoritaire du peuple (électrice du gouvernant) à son père symbolique. Nous avons fait de sa part minoritaire (électrice d’autres dirigeants) la mère symbolique du gouvernant. A une époque politique donnée, ces parents symboliques du gouvernant ont par conséquent tel sexe. Leur sexe résulte de leurs rapports au dirigeant considéré, qu’ils génèrent comme leur enfant, par leur reconnaissance de son autorité, leurs soutiens, leurs choix et votes ou leur soutien à d’autres dirigeants.

Le processus politique confère sa sexualité du peuple.

Cette nouvelle symbolique, faisant d’un pays une famille symbolique, dans laquelle le gouvernant est l’enfant du peuple et non le père amène à d’autres constats. Il en résulte par exemple qu’en Afrique et ailleurs, une vision renversée des positions respectives des membres de la famille  (gouvernant/dirigeant et du peuple) a court. Dans la conception que nous analysons, nous parvenons au fait que le peuple n’est pas en soi comme une famille ordinaire. Il semble que c’est le processus politique, à savoir les relations entre les membres du peuple, qui permettent d’entrevoir en lui le symbole d’une famille. Ce sont les mêmes relations qui confèrent aux parties du peuple leur sexualité et leur sexe. Ce son les mêmes qui leur permettant de générer leurs enfants (le gouvernant et autres dirigeants). Les relations politiques produisent dans un même mouvement l’enfant, ses parents ainsi que le sexe de ces derniers. Leur sexe dépend  de leurs relations à l’enfant symbolique (le gouvernant). Ainsi, le peuple asexué acquiert sa sexualité en même temps qu’il génère ses enfants (les dirigeants et gouvernants). Contrairement à une famille ordinaire, c’est ce processus d’avènement d’un gouvernant (soutien politique, choix électoral) qui transforme des parties du peuple en parents.

Dit autrement, c’est la naissance du gouvernant (enfant symbolique) qui permet la manifestation de tel ou tel sexe des parents (parties du peuple). Tant que le peuple ne s’exprime pas, son sexe ne se manifeste pas. C’est pourquoi, c’est la naissance du gouvernant qui permet le discernement des parents eux-mêmes. En conséquence, le peuple est fondamentalement hermaphrodite, à savoir que toutes ses parties disposent de deux sexes. En effet, telle part du peuple manifeste tel sexe par rapport à tels dirigeants qui naissent. Elle manifeste le sexe contraire vis-à-vis de tels autres dirigeants. Par convention, nous adoptons que telle part du peuple est un parent mâle ou femelle, selon que respectivement elle soutient, choisit et élit tel gouvernant ou pas. Autrement dit, à la fois potentiellement pères et mères, tels sexes des parties du peuple s’expriment lors de l’avènement de tel ou tel gouvernant qu’elles génèrent, dans la manifestation même de leurs idées et préférences politiques.

3ème considération générale : Énoncé d’une nouvelle conception du pays en tant qu’une famille symbolique.

Il est logique de tirer les conséquences de ce qui précède. Dès lors que le gouvernant n’est plus le père de la nation mais l’enfant du peuple, il convient de redéfinir la famille symbolique.

Les postions familiales symboliques et respectives de la majorité présidentielle et minorité politique du peuple, des  dirigeants et du gouvernant.

Que chaque ivoirien considère pour principe de pensées ou qu’il ajoute de nouvelles pièces au débat contradictoire : Symboliquement, la majorité présidentielle est le père symbolique ; la minorité politique est la la mère ; les dirigeants sont leurs enfants et le est leur enfant remarquable. A travers leurs choix politiques, des foules d’ivoiriens ordinaires font de certains parmi eux tels gouvernants ou tels dirigeants. Autrement dit, par leurs soutiens et à travers la reconnaissance de l’autorité et du leadership de tels ou tels ivoiriens, des parties du peuple génèrent des dirigeants, à partir de certains des membres du peuple. Par ce fait, ces gouvernants et dirigeants politiques constituent les enfants symboliques du peuple. En tant que tels, ils forment la fratrie d’une famille symbolique : le pays. Le processus politique à travers lequel le peuple génère ces gouvernants et dirigeants manifeste leurs parts symboliques : la part du peuple qui soutien tel gouvernant ou dirigeant et celle qui ne le soutient pas. Nous désignons la première par la majorité du peuple et l’autre par la minorité, en référence au choix majoritaire par rapport à un gouvernant donné.

du peuple de parents symboliques, constitué par la majorité el la minorité vis-à-vis de tel gouvernant. Ainsi, la famille symbolique constituée par le pays se présente comme un sujet-multiple et multiforme. Multiple, elle est par les citoyens le composent. Elle l’est aussi à travers ses membres que ces citoyens constituent selon leurs préférences, leurs soutiens, leurs choix et leurs votes, à un moment politique donné et par rapport à un dirigeant donné. Compte tenue de la plasticité des idées et considérations politiques des citoyens, cette famille varie sur ces deux dimensions dans le temps politique. Elle se modifie en fonction des pensées des ivoiriens, de leurs volontés, de leurs désirs, de leurs choix et décisions politiques qu’impose le rythme de la démocratie. Ainsi, si les ivoiriens en tant que citoyens sont la constante, leurs expressions politiques la rendent multiforme dans la composition de ses membres constitutifs. Par exemple, telles parts majoritaire (père symbolique) ou minoritaire (mère symbolique) du peuple de tels gouvernants ou dirigeants (enfants symboliques) changent sans cesse. Tous ces membres sont les résultats circonstanciels. Ces derniers sont l’œuvre d’un ordre politique déterminé par les ivoiriens eux-mêmes. Leurs rapports politiques à un moment donné vis-à-vis de tels ou tels gouvernants ou dirigeants fondent cette détermination.

Tout gouvernant ou dirigeant (adulte par définition) est par conséquent et néanmoins comme un enfant symbolique que le peuple génère. C’est dans ce même processus que ses propres part sexuées (soutien/ rejet) se manifestent, relativement à cet enfant symbolique. Symboliquement, tout se passe comme si, au moment de générer tel gouvernant/ dirigeant, chaque soutien ou rejet individuel (des ivoiriens) contribuait à constituer une part mâle du peuple (celle soutenant le dirigeant) et une part femelle. Cette dernière est par récurrence celle constituée par tous les autres ivoiriens qui soutiennent d’autres dirigeants ou aucun d’eux. On fait l’hypothèse d’une condition hermaphrodite initiale de toutes les parties du peuple. Cette condition implique que, partiellement ou en totalité, ces parties du peuple peuvent constituer un père ou une mère symboliques de tels gouvernants o dirigeants. Tout se passe alors comme si c’est lors de la naissance de tel gouvernant ou dirigeant qu’elles manifestent tel ou tel sexe relativement à lui. Ce processus qui fractionne le peuple en deux parties (parents symboliques) à l’échelle nationale quand il s’agit du président de la république opère localement de même manière. Ainsi, chacune d’elles participe à la constitution de sous-fractions pères et mères symboliques de tous les autres dirigeants. 

A partir de cet échafaudage de la pensée, chacun peut imaginer les relations des membres de la famille symbolique ainsi circonscrite. Il y a les relations d’ordre institutionnel, accessibles à tous les membres de la famille, se manifestant comme des conseils de famille. Il y a surtout, la grande masse des relations du gouvernant avec chaque parent (majorité et minorité de la population vis-à-vis de lui), de chacun de ces parents avec les autres enfants (autres dirigeants), etc… Au delà de ces relations internes à la famille, tous les membres de la famille entretiennent des relations hors famille. Il est tant d’approcher le gouvernant, dans sa position d’adulte, mais cependant enfant symbolique du peuple dans la famille symbolique.

Des singularités d’une famille symbolique qui distinguent le pays de la famille ordinaire et qui peuvent modifier la compréhension des difficultés familiales.

D’abord, la nouvelle famille symbolique se distingue d’une famille ordinaire. Les parents (parts du peuple) ont confié à l’un parmi tous leurs autres enfants (dirigeants), le pouvoir de gouverner les relations entre tous les membres de la famille ainsi que l’essentiel de leurs relations extérieures. Observons que cela est contraire au fait que les parents d’une famille africaine ordinaire gouvernent les relations familiales, en particulier le père de famille. Selon cette conception de la famille symbolique, ce sont au contraire les enfants symboliques (gouvernants) qui assument ce rôle au service du peuple symboliquement fait famille. Il importe d’insister sur un point. Contrairement aux parents d’une famille ordinaire, les parts majoritaire et minoritaire du peuple (parents du gouvernant) ne détiennent, ni n’exercent directement le pouvoir de gouverner les relations familiales, mais leurs enfants (gouvernants/dirigeants) auxquels elles le leur ont donné. Néanmoins, cette volonté n’a pas disparu chez ces parents symboliques. Les faits montrent qu’à travers leurs influences respectives sur le gouvernant, qu’aucun ivoirien ne contestera, ils tentent de le faire.

Ensuite, le père de famille africaine entend la gouverner seul. De même, la part majoritaire du peuple (père symbolique du gouvernant), entend, à travers sa grande influence, gouverner seule les relations. A ce titre, elle est celle qui ressemble au père africain. C’est la raison pour laquelle le sexe mâle lui est attribué et qu’il désigne le père du gouvernant. Contrairement au véritable père africain, cette part du peuple que nous désignons le père symboliquement du gouvernant ne détient pas le pouvoir. Cependant, elle tente de réaliser son désir par procuration, à travers sa grande influence sur celui auquel elle a confié l’exercice du pouvoir : le gouvernant, l’élu parmi ses enfants (autres dirigeants). C’est sans doute pourquoi la gouvernance de tel gouvernant n’est pas vièrge de toute son influence. La famille symbolique que l’on perçoit du pays se distingue en partie ainsi de la famille réelle. En outre, entendu symboliquement comme une famille, le peuple est néanmoins une qui est en évolution permanente, notamment au gré des cycles politiques et électoraux. Sa structure de ses membres et leurs positions se modifient au gré des événements et des évolutions politiques de ses membres. De cette manière, il est biaisé de porter telles accusations à l’encontre de tels membres de la famille symbolique dès lors qu’ils agissent de manière semblable à leurs positions respectives. Ce n’est pas tout. S’agissant de la famille unique que le peuple constitue dans cette symbolique, le gouvernant et les autres dirigeants ne sont pas des enfants ordinaires mineurs. Ils sont déjà adultes et comme tels, ils ont capacité à agir en adultes dans les relations avec leurs parents (le peuple et ses parties). Si le peuple les fait naître gouvernants, en tant que ses enfants symboliques, il n’en demeure pas moins qu’ils sont des adultes, capables d’auto-détermination.

Enfin, dans la conception usuelle, une mère patrie éternelle est l’épouse de certains de ses enfants (gouvernants). Contrairement à elle, dans cette nouvelle conception, le père et la mère symboliques du gouvernant varient dans le temps politique. Les parents du gouvernant varient dans leur composition et leur sexe, déterminées par les pensées des citoyens qui les constituent et les représentent. C’est pourquoi, c’est dans une telle conception symbolique qu’il y a une possibilité de développement de la démocratie et de l’alternance pacifique du détenteur du pouvoir. Car, considérant le pays comme une famille symbolique, c’est dans cette perspective, qu’il est permis de penser que les mêmes parents (parties du peuple) ne génèrent pas les mêmes enfants (dirigeants/gouvernants). Ils ne demeurent pas non plus les mêmes parents de tel ou tel dirigeant à toute époque politique. La raison réside dans le fait que les parents symboliques du gouvernant (enfant symbolique) son labiles. Ils peuvent se recomposer, se recombiner et changer de sexe, dans le même mouvement où ils produisent d’autres enfants (d’autres gouvernants). Le fondement de tout cela, ce sont leurs idées et préférences politiques variables qu’ils manifestent librement. Que symboliquement le peuple soit conçu comme une famille. Admettons une conception selon laquelle le gouvernant est, non pas son père symbolique, mais son enfant remarquable. Le gouvernant est alors celui des enfants symboliques que ses parents (parties majoritaire et minoritaire du peuple) ont généré pour gouverner les relations familiales. Une telle famille symbolique se distingue d’une famille ordinaire réelle à plusieurs titres. 

Le lecteur qui sera parvenu jusqu’ici se demande à quoi tout cela peut bien mener. Eh bien, il est tant de lui raconter une petite histoire de l’intérêt du sens de la symbolique familiale d’un pays ou d’un peuple. 

Petite histoire d’une symbolique familiale au service d’une certaine compréhension des réalités de coexistence et des difficultés communes de vivre.

Imaginez une famille. Elle est à l’image de celle traditionnellement connue. Cette famille est constituée d’un père, d’une mère et de leurs enfants. Maintenant, concevez que l’un de leurs enfants soit positionné par tous les autres membres comme étant le père de famille. Il lui ont confié l’autorité du père et agit peut-être comme tel en conséquence. De ce qui précède, il ressort que que le père, la mère et les autres enfants de cette famille se retrouvent être dans la position ordinaire des enfants. Ils sont naturellement et symboliquement comme les enfants de celui des enfants que les parents ont désigné comme leur père : le gouvernant. Observons ce qui en découle. Ainsi, dans une telle famille, aucun de ses membres n’est à sa place conformément à la conception ordinaire. Sans pour l’instant savoir de quelle manière chacun d’eux agit, ni avec quelle posture et quelle autorité, tout ce qu’on peut dire est que les membres de cette famille vont au devant de graves incompréhensions. Car, l’enfant doit-il et peut-il prendre la place de ses parents, notamment de son père, sans aucune conséquence collective et familiales ? Quant aux parents, doivent-ils/ peuvent-ils abandonner ce qu’ils sont pour s’engouffrer dans les habits de leurs enfants et leurs esprits ?

A première vue, tout cela est le fruit du vagabondage de la pensée. Certes. Mais, cela est-il inutile de penser les difficultés réelles en homme d’actions ou de réalités ? L’est-il de tenter de les observer, de les analyser, de chercher à les comprendre et à les expliquer en homme de pensées ? Le philosophe Henri Bergson suggère de penser en hommes d’actions et d’agir en hommes de pensées. Peut-être que sa recommandation peut permettre aux ivoiriens de cerner leurs réalités et de les améliorer. Face à la situation réelle d’impasse de la Côte d’Ivoire depuis 1993, peut-être convient-il de penser cette situation en révisant la symbolique ramenant le pays à une famille. Discerner les acteurs et leurs positions respectives, c’est une manière d’approcher une autre compréhension de leurs actes et des jugements qu’ils portent sur les relations de coexistence et leurs résultats. En somme, en permettant de mieux examiner les difficultés et de prendre la voie de leur résolution, c’est préparer l’action collective efficace des acteurs.

Conclusion avant approfondissement du même sujet.

Il faut le dire d’emblée : le gouvernant n’est pas le père symbolique du pays, pas plus que le peuple n’est son enfant symbolique. Lorsque l’on fait du pays ou du peuple une famille symbolique, il convient d’observer, surtout dans un cadre démocratique, qu’une telle famille (le peuple) est constituée de parents à une période politique donnée. La part majoritaire de la population, électrice du gouvernant à telle époque représente son père symbolique. Sa part minoritaire, électrice d’autres dirigeants malheureux, représente sa mère symbolique. Les dirigeants et, parmi eux le gouvernant, représentent leurs enfants. Le gouvernant est leur enfant singulier. Il est celui que les parents (part majoritaire et part minoritaire circonstancielle du peuple) ont choisi pour gouverner les relations à leur place de parents, contrairement aux relations familiales ordinaires. Ce choix décisif résulte du rapport ou plutôt de la combinaison de leurs choix particuliers.

C’est pourquoi, dans la suite de l’analyse des difficultés d’un pays, comme la Côte d’Ivoire, conçu comme une famille il faut avoir à l’esprit ceci : le gouvernant (certes adulte) est comme l’enfant symbolique du peuple. Ses parents lui ont confié, pour une durée limitée, le pouvoir d’administrer les relations familiales, à leur place. Leur décision se fonde sur la connaissance et le savoir présumés qu’il revendique détenir. Symboliquement enfant remarquable, mais  réellement adulte, c’est sous cet angle qu’il convient d’appréhender le gouvernant. Il convient de procéder pareillement pour tous autres les dirigeants (réellement adultes), mais symboliquement les autres enfants du peuple. Il va s’en dire en conséquence que le gouvernant ne peut être le père du peuple, mais son enfant symbolique. Quant au peuple, il représente symboliquement ses parents. Considérant tel gouvernant, la part majoritaire et électrice du peuple représente le père symbolique ; celle minoritaire représente la mère. De cette manière, il est possible d’approcher une autre compréhension des difficultés communes des ivoiriens résultant de leurs. C’est ce que nous nous proposons de faire dans les volets à venir de cette réflexion. Pour conduire cette analyse, il convient d’examiner de plus près les membres de la famille symboliquement ainsi reconstituée et leurs positions respectives. Il convient également d’en savoir un peu plus sur leurs relations et de discerner ce qui se joue quand on songe aux difficultés communes que le peuple génèrent avec tels gouvernants et dirigeants ou tels autres.

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(1) Franz Kafka, “Lettre au père”, Éditions Gallimard, 1957, pour traduction édition française

(2) Stefan Zweig, Sigmund Freud, “Correspondance”,  Éditions Rivages, format poche, 2013, pour traduction édition française

 

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