L’Afrique est-elle devant un ralentisseur social ?

Introduction à “L’Afrique devant un ralentisseur social”

Rappelons que notre préoccupation est d’identifier la difficulté principale de l’Afrique ; celle que nous serons en mesure de poser sous la forme d’un problème commun à résoudre. Rappelons aussi que nous avons choisi d’étudier tout ce qui est généralement présenté comme étant le problème.

A ce titre, nous consacrons une étude sur qui sont les africains dont nous recherchons le problème, un autre sur ce qui constitue sa difficulté en relation avec le passé et une autre sur sa difficulté au plan économique.

Dans ce chapitre, nous recherchons sa difficulté au plan social.

Limitons tout de suite toute possibilité de méprise. Quand nous énonçons une barrière sociale, nous nommons par cela même toutes les oppositions entre africains dont les objets se situent dans le champ social. Ces oppositions arrêtent la marche de l’Afrique ou la ralentissent considérablement. Ce sont elles qui constituent les difficultés de l’Afrique dans ce domaine. Comme si cela ne suffisait pas, il faut ajouter à cette considération, le fait qu’il faut également ici se souvenir de ce que toutes productions africaines, qu’elles soient ses pensées, ses agissements constituent ses réponses à ce qu’elle se représente précisément comme la difficulté à surmonter. En elles-mêmes, elles ne représentent pas la difficulté, ni le problème, encore moins ses causes, même si elles contribuent par leur effet à la difficulté. Ainsi, les difficultés que nous analysons sous ce chapitre se déclinent en les oppositions dont ces productions sont les réponses.

Nous analyserons successivement, la presque totale liberté amoureuse, sexuelle et ses effets sur la population ; l’épineuse nécessité de se nourrir et d’échapper à la faim et par conséquent les productions pour y parvenir seront interrogées. Produire pour continuer et améliorer la marche exige des esprits sains dans des corps sains. Alors, nous manquerions un élément d’analyse si les productions en matière de santé ne bénéficiaient pas de notre attention. Enfin, un corps sans l’esprit agirait mécaniquement sans variation. C’est pourquoi les productions visant à entraîner l’esprit, à le nourrir et à le muscler constamment pour innover dans la marche seront également étudiées. Enfin, dans la mesure ou la marche est supposée collective et que la collectivité ne va pas de soi, nous commencerons cet effort par l’examen des productions en faveur de la réalisation de la communauté sociale et de son renforcement.

Nous traitons ce sujet en les 5 volets suivants :
• A propos de la communauté d’économie de l’existence
• Au sujet du nombre de la population
• A propos de nourrir la population à sa faim
• Concernant la santé de la communauté d’économie
• S’agissant de nourrir l’esprit de la communauté

Ces points de débat doivent nous amener à approcher une compréhension de ce qui constitue la difficulté au plan social, si elle existe.

GNG

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