La valeur “Respect” : Deux points qui divisent les africains

Discutons maintenant des valeurs revendiquées ou non par l’Afrique. Comme des analystes l’affirment, constituent-t-elles la difficulté principale à résoudre pour poursuivre sa marche vers le progrès ? Le chemin le plus court est d’identifier les difficultés qu’elles représentent ou plus précisément en quoi les africains en font une difficulté à résoudre.

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Termes du débat : Quel est le problème commun de l’Afrique ? / Hypothèse-question : Les africains et leur culture le constituent-ils ? / Chapitre : Devant qui sont les africains ? / Volet : Devant les valeurs et la culture de l’Afrique ? / Sujet : Qu’est-ce que la culture africaine? / Point : “La valeur “Respect” : deux points qui divisent les africains ?

Devant les africains, leurs valeurs et leur culture

Je n’ai pas l’ambition de traiter toutes les valeurs de l’Afrique ; je n’en ai d’ailleurs pas la compétence. Néanmoins, chacun doit pouvoir exprimer ses accords et ses désaccords à son sujet.

D’une part, parce que  lorsqu’on les évoque, on affiche souvent comme beaucoup d’analyses celles dans du passé. On procède comme si elles n’ont à aucun moment été influencées par d’autres ou comme si les africains devaient ignorer ces influences ou les nouvelles circonstances de leur vie. D’autre part, on en parle beaucoup mais en revanche, et sauf ignorance de ma part, je ne connais pas un catalogue de valeurs et de pratiques sur lesquelles l’Afrique se serait accordée. Enfin,  parce que cet espace de débat n’y est pas consacré. A propos du catalogue des valeurs, de la culture africaine, de la réalité africaine tout simplement, je connais la “Charte africaine des droits de l’Homme et des Peuples”, la “Charte de renaissance culturelle africaine” se référant elles-mêmes à diverses conventions, traités et déclarations ou chartes internationales. Y a-t-il aujourd’hui en Afrique, un document qui signifie ce que nous entendons par liberté, égalité, respect, solidarité, hospitalité, parenté, groupes communautaires, démocratie, village, chef de village, etc… et les implications que ces notions ou désignations ont entre elles et leur lien avec les règles institutionnelles ainsi que ce qu’elles impliquent pour tout africain et à partir de quoi chaque africain peut avoir une certaine connaissance et compréhension commune des éléments culturels que nous revendiquons tous.

Aujourd’hui, que signifie respecter, y -t-il des gens qui sont dignes d’être respectés par d’autres pas ?   Aujourd’hui, qu’est-ce que la solidarité implique pour ceux qui sont impliqués dans un lien de solidarité, que ce soit au niveau familial, villageois, citadin, national, panafricain, mondial ? Aujourd’hui, qu’est-ce qu’un chef de famille, de village, de gouvernement, un président et quel est son rôle dans la cohésion de l’espace social commun et dans l’économie collective du progrès, etc… Commençons par le respect, parce que c’est une valeur dont on entend beaucoup parler.

5. Respect, Obéissance, Soumission, Autorité, Autoritarisme : Où sont les frontières ?

La notion de respect est une valeur fondamentale africaine.

Mais, je sur certain d’une chose et il suffit de regarder la réalité en face : on ne parle pas du même respect, qu’il s’agisse de l’attitude à avoir individuellement ou collectivement en face de la personne humaine, de l’individu ou de la collectivité, du vieux ou du jeune, de l’homme ou de la femme, de l’enfant et de l’adulte, de l’enfant mâle ou femelle, de l’État et de ses règles ou des institutions traditionnelles, du président ou du chef de village, du groupe communautaire ou de la communauté nation, le féticheur et le chrétien ou musulman, etc… On peut lister tous les binômes sociaux sans que nous trouvions à aucun moment la même définition du respect.

Cela dit, je ne suis pas convaincu que ce soit cela la difficulté en rapport avec cette valeur.

Bernard Zra Deli  s’interrogeant, comme d’autres africains, sur le devenir de la culture africaine et sur l’impérialisme  culturel occidental désigne ce qu’il qualifie de valeurs prioritaires : le sens du respect, l’éthique et l’amour, du prochain. Il pointe ce qu’il qualifie par “la perversité de la génération présente”(1), pour semble-t-il avoir mis de côté le sens du respect, sans définir ce qu’il signifie, par rapport à l’obéissance et à la soumission, d’une part et à l’autorité de l’autre. On peut partager avec lui le souci de la culture africaine. En revanche, les termes dans lesquels ils pose le débat n’est pas de nature à conduire les africains à en sortir.

Car, les africains doivent-ils entendre par respect, l’obéissance aveugle, comme hier dans le contexte qui celui de ceux qui l’ont contenu et qui était le leur, à toutes les règles sociales, pour l’unique valeur qu’elles relèvent du passé, des traditions de nos ancêtres ou de ceux qui se situent proche du somme de la pyramide sociale ou des âges ? Est-on sur que la génération présente ou une partie en tous cas, est perverse pour ne pas respecter exactement comme celle d’hier, quand on est pas non plus sûr que ces deux générations donnent la même signification au respect ? Est-ce même-là respecter cette génération quand on manifeste autant l’irrespect de ce qu’elle est, de ce qu’elle a à exprimer et de la définition qu’elle en donne aujourd’hui ?

Il est donc évident que si nous entendons, et comme il dit, “sauver” la culture africaine menacée par ces africains par conséquent inconscients, Zra Deli procède de la manière la plus contradictoire par rapport à ce qu’il veut sauver. Sauf si, ce qu’il veut supprimer, taire ou ne pas discuter, pour “sauver” n’est pas digne de faire partie de la culture vivante africaine, telle qu’il entend la définir. Si tel est le cas, nous ne parlons pas de la même chose, en tous cas par de la culture de de notre époque à tous. A la sortie de temps de fureurs de l’histoire, le temps n’est-il pas venu de de tout nommer, de désigner et de tout signifier pour éviter d’accuser et de rendre les uns responsables de notre réalité commune ? Le temps n’est-il pas venu de constater ensemble les désaccords, de nous atteler à les comprendre pour marcher d’un même pas, expression chère à Théophile Kouamouo. Le moment n”est-il pas aussi celui de constater qu’on vit aujourd’hui et non dans le passé ou à côté ou avec lui ; que là où hier les oppositions n’existaient qu’en servant de servir de nourriture à la palabre, ou qu’on ne pouvait pas les exprimer, ou que tout était fait pour les mettre sous le tapis, ou même simplement qu’on ne voulait pas le faire, il n’est plus possible de procéder comme hier.

Si les africains d’hier étaient tous heureux ou pas de procéder ainsi, l’africain d’aujourd’hui ne peut que respecter leurs choix et être fiers d’eux, comme on l’est de nos parents. Cela dit, à en croire le viel africain, il n’est pas parvenu au “bonheur partagé” qui était son but ultime. D’autant que l’africain d’aujourd’hui doit pouvoir être celui qu’il se réalise, fier de son passé mais aussi fier de ce qu’il lui appartient de se l’approprier, de le dépasser en certains de ses aspects. Parce qu’on ne se construit pas en s’identifiant, mais bien en se construisant des éléments de différence, faute de quoi, l’africain d’aujourd’hui sera exactement comme celui d’hier, ce dont je doute que ce soit son projet. L’africain adulte d’aujourd’hui, n’est plus l’enfant qui veut continuer à ressembler à son père ou à sa mère, mais l’adulte historique qui veut continuer l’africain adulte d’hier, en lui étant différent. Comme dans le rapport parent enfant, il y a une période où les oppositions se font jour, sans volonté de tuer, ni que l’amour disparaisse. Et bien, nous y sommes à cette période historique, s’agissant de la relation entre le père, l’africain d’hier ou plus exactement celui vivant encore dans le passé et l’africain devenu majeur, ce qui vit aujourd’hui. Il est fier et a la volonté, comme ceux d’hier ont procédé, de produire son histoire pour continuer le passé écrit par eux, à savoir son présent. Dans le cadre de ce présent qu’il entend se bâtir, personne ne doit lui imposer toutes les traditions de ceux d’hier. Parce que que lui aussi, comme ceux d’hier, a une part de la responsabilité de responsabilité de la culture africaine, une matière vivante, qu’il doit nourrir aujourd’hui, prenant en compte son époque et ses enjeux.

“Avons-nous raison de tourner le dos à cette culture qui exprime notre identité”(2), s’interroge Zra Deli ? On peut là encore partager avec lui le souci de l’identité africaine reposant sur sa culture. Mais, les termes du débat sont inadaptés. De quelle culture parle-t-il ? A l’évidence, il ne s’agit pas de celle à laquelle contribuent les africains auxquels il s’adresse la question. Puisqu’ils ne peuvent tourner le dos à la culture dont ils sont les acteurs. Il identifie par conséquent une culture à laquelle des africains tournent le dos, en cous cas n’en font pas la leur.

Par ailleurs et d’une part, poser la question en ces termes, c’est une invitation à juger comme non-culture ce que les africains produisent en tant que leur culture, puisque tous les africains ont raison d’être libres. S’il s’agit de savoir si certains parmi eux ont raison de ne pas intégrer certains éléments culturels, la réponse est nécessairement oui aussi, puisqu’ils sont libres. S’il s’agit de savoir s’il ont raison de le faire par rapport à une culture qui doit être commune, la réponse est non. Mais aussitôt, la réponse ne sera équilibrée et ne rendra compte de toute la réalité qu’en considérant que d’autres africains considèrent tout aussi unilatéralement qu’il faut intégrer ce qui manque ou le font déjà. Il me semble qu’eux aussi ont tort. Mais quoi qu’il en soit, la question n’est-elle pas celle du tort ou de la raison de tous les africains ? Décider unilatéralement, soit de ce qui fait partie de la culture commune, soit de ce qui ne doit pas en faire partie, en raison précisément d’ignorer l’espace social commun pour la construction de laquelle la culture commune qui en délimite le périmètre doit être déterminée ensemble, n’est-ce pas là l’enjeu commun ?

D’autre part, s’inquiéter de ce que des africains se détournent de leur culture ou de certaines de ses composantes, c’est en soi considérer d’une certaine manière qu’elle est figée et non vivante, ce qui rejoint l’avis de Kä Mana discuté dans l’article “Ce sont les africains qui produisent leur culture et non l’inverse”. La culture africaine aujourd’hui, c’est ce qu’elle est au moment même où je termine la phrase, telle qu’elle est, telle que nos contemporains en ont décidé. S’il lui manque quelque chose, c’est sans doute ce que les africains contemporains considèrent que ce ne sont pas des réponses adaptées à leurs difficultés aujourd’hui. Puisque ce qui manque est connu, c’est nécessairement aussi des éléments de traditions transmises par ceux de naguère. Devons-nous à ce titre considérer qu’il appartient aux africains d’hier de décider de ce que doivent être les réponses de ceux d’aujourd’hui ? Doit-on penser que l’usage des réponses pratiquées hier s’impose à ceux d’aujourd’hui alors qu’ils ne font pas face aux même difficultés ? Est-ce la responsabilité de certains africains contemporains d’imposer cela à d’autres. Si donc, des africains pensent qu’il manquent à la culture africaine concrète, telle qu’elle se déploie sous nos yeux, des éléments de traditions anciennes efficaces pour la nouvelle économie collective de l’existence, qu’ils le démontrent, pour amener ceux qui n’en voient pas l’intérêt de revoir leur position. C’est avec confiance qu’ensemble nous déciderons de les intégrer.

Le débat consistant à savoir si des africains on raison de tourner le dos à certaines pratiques anciennes, n’est pas non plus de nature à conduire les africains à en sortir. Car, qui peut dire qu’ils ont tort de procéder ainsi alors qu’ils sont libres de choisir les réponses les plus adaptées pour réduire leurs difficultés et qu’il n’appartient à personne de ressentir à leur place ce qui les réduit ; d’ailleurs qui le peut-il. Il n’a donc pas à avoir raison ou à avoir tort. Il y a simplement à constater que des africains pensent que des éléments culturels relevant du passé pourraient être efficaces pour réduire la peine collective et qu’à ce titre, ils souhaitent que tous les africains les adoptent. En addition, d’autres encore pensent que des éléments culturels adoptés sont de nature à améliorer la réduction de leurs difficultés quand d’autres encore pensent le contraire.

Ainsi, cette double opposition constitue l’enjeu du débat. A condition qu’on l’aborde dans le respect, dans une position d’équité entre les arguments et leurs porteurs. Seule l’argumentation et la démonstration d’efficacité permettra de nous retrouver autour du contour d’une culture africaine commune. Or, aborder la culture nous renvoie au problème qu’elle traite. Ainsi, nous revenons au point de départ, celui du problème traité, à la lumière duquel on pourra juger objectivement les arguments. Toute autre procédure n’est que procédure de division, de renforcement de la fragilisation de l’espace social, qui n’a de commun parce que des États existent, malgré tous leurs défauts. Les premières valeurs à discuter pour valider les cadres de tous les débats, qu’il s’agisse de celui concernant la culture, l’économie, les relations sociales, etc…, ce sont la liberté, l’égalité, le respect mutuel, sans lesquels nous ne débattons en réalité de rien, mais tentons d’imposer. La question finale est alors, pourquoi tentons nous d’imposer ? Qu’est-ce que nous voulons traiter quand nous essayons d’imposer au lieu de rechercher l’accord ? Sans doute, la réponse nous livrera certains aspect du problème recherché dans la mesure où tenter d’imposer est une forme de la réponse qu’on lui donne. Voyons ce qu’en pensent d’autres analystes du respect.

Fr. D. Mbunda nous rappelle la loi fondamentale africaine, celle des équilibres, mais aussi celle à l’appui de l’inégalité sociale par le sang. “La principale condition pour établir une relation amicale avec le monde des esprits est de respecter les liens de parenté et les obligations qui en découlent”(3). Là encore, la notion de respect apparaît. Elle implique tout, le respect au sens reconnaissance volontaire, obéissance à une règle qu’on a volontairement et librement acceptée, mais aussi obéissance et soumission, en l’absence de toute volonté, de toute reconnaissance et de toute liberté de jugement. Si donc l’établissement d’une relation amicale avec le monde des esprits justifie qu’on doive se soumettre aux contemporains ayant su organiser la pyramide sociale inégalitaire et y s’être réservé une place de choix pour eux-mêmes, sans s’étonner ni se poser des questions sur la relation sociale et l’existence, alors il est clair que désormais, il y a une sérieuse opposition entre africains : d’une part, ceux à qui on doit se soumettre pour plaire aux esprits et d’autre part, ceux qui aspirent à leur plaire en étant libres de respecter ou pas.

Mais tout n’est pas perdu cependant, puisque nous partageons le souci de l’équilibre des forces pour lequel les esprits doivent être connus. Ce qui oppose, ce n’est pas la croyance en la force des esprits, mais bien la voie conduisant à établir l’équilibre avec eux. La voie de la soumission non volontaire à des intermédiaires ou celle d’un rapport responsable entre membres libres et égaux de la communauté sociale face aux esprits, voici les termes du véritable débat. Il ne porte pas sur la valeur d’équilibre fondamental, mais sur la voie d’y parvenir. En cela, aucun africain ne nie sa culture, mais il y a sans doute désormais une opposition sur la voie, à travers la forme du respect, son sens, les modalités de relations sociales, en rapport avec notre temps. Par exemple, doit-on obéir au vieux pour le seul effet de son âge quand lui-même ne respecte pas le jeune dont il n’attend qu’obéissance muette et soumission ?

Disons un mot de l’amour du prochain. Et, sur ce terrain-là, il n’y a pas de quoi s’opposer ; il n’y a que de quoi fanfaronner au sujet d’une valeur que la réalité d’hier comme celle d’aujourd’hui permettent au moins d’en douter, dès que le périmètre social s’agrandit . Ainsi, peut-on avoir l’amour du prochain quand on aspire à le dominer ou quand les règles sociales l’organisent et valide la supériorité des uns sur les autres ? Peut-être est-ce aussi l’amour du prochain quand hier des africains en domestiquaient “gentillement” d’autres, du point de vue de ceux qui comparent des formes de domestication des hommes en étant les hommes contemporains d’aujourd’hui. Quel africain pense aujourd’hui de l’esclavage comme étant une manifestation de l’amour du prochain ? Quand des africains passent une partie considérable de leur existence à se méfier des autres, à les épier et finalement à s’affronter pour le contrôle du pouvoir collectivement constitué, est-ce cela l’amour du prochain ? Est-on amoureux des prochains les plus proches, ses compatriotes d’autres communautés ethniques, quand on se méfie mutuellement les uns les autres, quand on se fait la guerre pour le contrôle du pouvoir ou qu’on se prépare à s’affronter ou qu’on tente de les dominer, ou alors quand on tente de les faire disparaître pour occuper tout seul l’espace vital ? Un mot de l’hospitalité africaine ne sera pas de trop. S’il s’agit de l’hospitalité conduisant l’hôte à abandonner son travail, voir à se mettre en danger, pour être aux soins de celui qu’il reçoit, alors on peut comprendre qu’il y ait parfois des oppositions entre africains au sujet de la manière d’être hospitalier. Finalement, plutôt que de se cacher derrière des concepts agréables à l’esprit, mais que les réalités nient en tant que valeur, la première chose à faire ne concerne-t-elle pas la réponse à quelle culture et quelles valeurs communes pour les africains d’aujourd’hui. Plutôt que la préoccupation du devenir de celles des africains d’hier ou de la manière dont ils les ont vécues l’enjeu n’est-il de savoir quelles sont les valeurs convergentes et leur signification, compréhensible et acceptable par tous  ?

Retenons qu’il n’y a aucun problème avec cette valeur à laquelle chaque africain est attachée. Les enjeux concernent deux points :

  • le premier est de savoir qu’est-ce que chaque africain doit entendre par respect ? Parce que l’obéissance  lui est proche et que la soumission n’est pas très éloignée de ces deux notions.
  • le second est de savoir s’il y a des africains dignes de respect et d’autres pas et si des règles sans accord sont respectables par ceux dont l’accord ne compte pas

Voici le vrai débat. Tout le reste n’est que tentatives d’intimider, de faire peur, d’incriminer ceux des africains qui veulent se tenir debout, le regard vers l’horizon de progrès qui les attend. Les résoudre, c’est munir l’Afrique d’un bon élément de réponse au problème que nous recherchons.

Poursuivons donc l’analyse des valeurs africaines.

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(1) Bernard Zra Deli : “L’impérialisme culture occidental et devenir de la culture africaine: Défis et perspectives, Grand Séminaire Saint Augustin de Maroua, Fin de cycle de Philosophie (Licence)”, 2008, URL : www.memoireonline.com › Arts, Philosophie et Sociologie › Religion

(2 (1) ibid

(3) Fr. D. Mbunda : ” Valeurs culturelles, tradition et modernité”, in UNESO, Problèmes de la culture et des valeurs culturelles dans le monde contemporain, 1983, pp11-79

 

GNG

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