Bienvenue sur ce site dédié à la marche de l’Afrique !

C’est un espace pour faire connaître mes idées et contribuer au débat à propos de la marche de l’Afrique. Mes remerciements à tous les visiteurs. Votre curiosité servira, d’une manière ou d’une autre, l’intérêt de ces idées pour le débat nécessaire. Cela dépendra de ce que vous ferez de leur découverte. C’est la raison pour laquelle, j’espère aussi que plusieurs d’entre-vous passeront de la curiosité à l’expression d’avis contradictoires et/ou de leur accord sur telle ou telle idée. Ainsi, ce site sera alors notre espace commun et un laboratoire de maturation d’idées ; celles que nous pouvons mettre en commun. De telles idées sont susceptibles de constituer des éléments d’un espace social commun en vue de l’économie collective du progrès. N’est-ce pas ce dont l’Afrique souffre le plus de l’absence ?

Il convient de préciser que ce n’est pas un site destinés aux seuls africains. Parce que les hommes en Afrique, comme ailleurs, ont besoin de faire la leur, toute la connaissance humaine, d’approcher toute la réalité du monde et de les sublimer. Le seul but est de réduire leur peine de vivre. Le non-africain est donc le bienvenu. Mon souhait est que le visiteur, qu’il soit africain ou non, s’arme de sa raison souveraine. Ne pas sacrifier ses arguments les plus authentiques, pertinents et utiles aux progrès des hommes à la subjectivité et aux émotions dues à l’histoire. C’est aussi l’unique règle du débat engagé en cet espace.

Bonne lecture et merci de votre visite.

Le philosophe, c’est celui qui se pose des questions et tente d’y répondre. En cela, chacun en est un, à sa manière et avec ses armes. Cependant, ce qui différencie l’authentique philosophe de tout un chacun, c’est sa maîtrise de l’art de procéder ainsi. C’est pourquoi, d’une certaine manière, en cet espace même, je tente de philosopher au sujet de notre chère Afrique, donc de me poser des questions et d’essayer d’y apporter mes hypothèses de réponses. Cette audace, c’est ma petite misère d’une philosophie de l’Afrique.

Pourquoi cela m’est apparu nécessaire ? Tout simplement parce que quand la marche de l’esprit, en quête de la vérité, est stoppée par quelque difficulté rencontrée, alors, il ne reste plus qu’à philosopher pour espérer reprendre la marche qui est la vie elle-même. La vérité doit ici être entendue comme le progrès, en tant que situation dans laquelle la peine de vivre est réduite. J’ai conscience que la grande difficulté de vivre de l’Afrique a raison de mon équilibre personnel. C’est donc le lieu de dire que philosopher, c’est aussi la juste attitude en face de la souffrance humaine, pour tenter de la comprendre et contribuer à la dépasser. Et, même quand on n’a pas la technicité du véritable philosophe, le statut d’acteur suffit pour essayer, sans espérer y parvenir. Le seul fait que la finalité de l’entreprise soit de réduire sa propre souffrance en contribuant à l’effort d’allègement de la peine collective, sans certitude non plus d’y parvenir, donne son sens à l’action. Ce sens, c’est la vérité qui explique, justifie et finalement apaise d’essayer

Le point de départ et focal de cette entreprise est donc le constat de la grande peine de vivre de l’Afrique. Elle m’est insupportable et appelle des questions et un effort de réponses pour la comprendre, de sorte que mes quelques propositions éventuelles aient un sens et soient utiles aux africains. De nombreuses questions s’entrechoquent en l’esprit à son sujet. Par exemple, l’Afrique a-t-elle une difficulté principale à résoudre, dont le résultat de son rapport à ses solutions est sa peine renouvelée de vivre ; la difficulté de laquelle découlent toutes ses difficultés en tous domaines de son économie du progrès ? Cette difficulté consiste-t-elle en un problème à résoudre par le seul effort de la raison ? Ou peut-on la formuler par une question à traiter, dont l’inconnue à trouver serait précisément l’objet des efforts de solutions à sa grande peine ? Ou alors, cette difficulté s’incarne-t-elle en une sorte de mystère inaccessible ? Quelque soit sa nature, en quoi consiste-t-elle ?

L’analyse et le développement de cette question est à mon sens, le premier débat africain. Celui qui doit aboutir à identifier et poser le problème commun des africains, constitués en collectivités nationales. Il ne fait aucun doute, qu’il impliquera de questionner nos certitudes sur qui sont les africains, quelle est la nature de leurs réalités passées et celles de leurs productions actuelles. Il invitera aussi à interroger autrement nos vérités sur ce que sont “Les Autres” et leurs productions. Il va de soit également que quand on cherche à définir le problème des africains, on doit être sur de ne pas le confondre avec ses manifestions. Ainsi, cette quête sera placée sous l’autorité d’une méthodologie du problème et donc de la raison et non pas sous l’autoritarisme de la subjectivité de chacun.

Voici donc les pièces que je souhaite ajouter à ce débat premier, préalable à tout effort de sortie de l’Afrique du noir. Peut-être devrais-je dire des noirs, car il persiste tant de voiles obscurs : le noir comme sa grande peine de vivre, le noir dans lequel elle était plongée au cours des périodes les plus obscures de son histoire, le noir du pigment des hommes et enfin le noir dans lequel nombre de ses réponses contemporaines contribuent à la plonger.

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